Invitée de franceinfo le 24 octobre, jour de manifestation à Paris sur un parcours modifié au dernier moment, Anouck Fourmigué a rappelé la position du SCPN : le droit de manifester n’est pas en cause, ce sont les casseurs et les pilleurs qui mettent en difficulté les forces de l’ordre.
Le droit de manifester préservé
Alors que la préfecture de police a déplacé le cortège, initialement prévu entre Bastille et Nation, vers les boulevards des Maréchaux, le SCPN souligne que la manifestation reste autorisée dans Paris :
« Il y a quand même un cortège qui est possible, un parcours qui est possible. Certes sur un itinéraire plutôt inédit, mais ça reste dans Paris. La visibilité ne sera pas amoindrie : tous les médias seront là, il y aura un retentissement évident. »
Le vrai problème : les casseurs et les pilleurs
Pour le SCPN, les manifestations ne posent pas de difficulté en elles-mêmes. Ce sont les violences qui s’y greffent, comme le samedi précédent, qui contraignent l’État à prononcer des interdictions :
« La manifestation en tant que telle ne pose pas de difficulté. On peut en avoir autant qu’on veut en France dès lors qu’elle se déroule pacifiquement. »
Anticiper ces violences reste extrêmement difficile. Si la présence de black blocs peut être prévue, celle des pilleurs échappe à toute organisation :
« Il n’y a aucun interlocuteur, il n’y a pas de surveillance de masse, parce que notre droit fait qu’on ne peut pas surveiller tous les citoyens, leurs intentions, leurs réseaux sociaux. »
Des forces de l’ordre contraintes de diviser leurs efforts
La multiplication des appels à manifester complique encore la tâche des policiers :
« On ne va pas laisser la place de la Bastille sans policiers. Sauf qu’une partie de ces policiers étaient prévus sur l’itinéraire des Maréchaux. Ça divise l’effort et notre capacité à être présents partout immédiatement, et à faire cesser toute velléité de chaos et de pillage. »
Le SCPN rappelle que la sécurité d’une manifestation est un travail collectif, qui repose aussi sur les organisateurs et leur service d’ordre. Il continuera de défendre les policiers et les moyens qui leur sont nécessaires pour garantir à la fois le droit de manifester et la sécurité de tous.